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Peut-on parler de bonheur au cœur d'une pandémie?

L’institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a publié ce vendredi 20 mars son rapport annuel sur l’évolution du bonheur dans 176 pays, alors que le monde est plongé dans la vague de la pandémie causée par le Covid-19, nous pouvons apprendre, sans surprise, que la Finlande est toujours classé numéro 1 des pays les plus heureux, quatre années consécutives, suivi de ses voisins les Danois. Vous me direz que c’est une information bien peu importante en ce contexte et pourtant, Meik Wiking, expert international du bonheur et directeur de l’institut de recherche sur le bonheur, nous explique comment un pays au niveau de bonheur élevé peut mieux faire face à la situation. La France et la Belgique sont loin d’être les meilleurs élèves en se classant respectivement à la 23 ème et à la 20 ème place du classement mondial.


Rang,Pays

1 Finlande

2 Danemark

3 Suisse

4 Islande

5 Norvège

6 Pays-Bas

7 Suède

8 Nouvelle-Zélande

9 Autriche

10 Luxembourg

11 Canada

12 Australie

13 Royaume-Uni

14 Israël

15 Costa Rica

16 Irlande

17 Allemagne

18 États-Unis

19 République tchèque

20 Belgique

21 Émirats arabes unis

22 Malte

23 France

...

Dans ce rapport, nous pouvons également suivre l’évolution des 176 pays aux fils des 15 dernières années dans un graphique interactif, je vous mets le lien ici si comme moi vous êtes curieux d'observer l’évolution et la régression de certains pays au fils du temps. Le classement se fait à partir de 6 critères : l’espérance de vie en bonne santé,le soutien social, le PIB par habitant, le niveau perçu de corruption, la générosité et le sentiment de liberté pour prendre des décisions de vie essentielles.

Graphique représentant le niveau de bonheur par pays en fonction des années établi par l'institut de recherche sur le bonheur de Copenhague.




Avant de vous parler des liens entre le niveau de bonheur des pays et la situation que nous vivons avec le Covid-19, ce rapport nous donne quelques informations intéressantes que je souhaite vous partager. Les gens sont en moyenne plus heureux en ville qu’en campagne dans les pays les moins développés, tandis que c’est l’inverse dans les pays les plus développés. Dans le premier cas, les opportunités économiques plus abondantes en villes sont des sources de mieux-être, tandis que dans le second cas, les effets négatifs secondaires de la vie urbaine l’emportent, comme le coût plus élevé de la vie. En ville, le nombre de personnes vivant seules ou faisant partie de communauté plus pauvre font baisser les moyennes par rapport aux zones rurales.

Le rapport comprend également un classement du bonheur des villes du monde. Ce classement diffère des autres classements habituels, car il est basé sur des évaluations subjectives de la qualité de vie des citoyens plutôt que sur des indicateurs objectifs. Cette approche est intéressante, car le bonheur est avant tout une expérience subjective.


Dans son rapport, Meik Wiking explique comment les réseaux sociaux et la confiance peuvent influencer la crise qui se joue en ce moment. Outre la fracture urbaine rurale, le rapport examine également quels facteurs de notre environnement immédiat peuvent affecter notre bonheur personnel. Une constatation clé est que les personnes qui vivent dans des communautés et des sociétés avec moins d'inégalités de bonheur et des niveaux plus élevés de confiance interpersonnelle et institutionnelle font état de niveaux de bien-être supérieurs. Les personnes vivant dans des communautés à confiance élevée sont beaucoup plus résistantes face aux moments difficiles: maladie, discrimination, peur du danger, chômage et faible revenu. Pouvoir compter sur ceux qui nous entourent et sur nos institutions semble rendre les difficultés plus faciles à supporter, en particulier pour ceux qui peuvent être plus mal lotis que les autres.


C'est d'ailleurs, ce que confirme Malène Rydahl dans son livre « Heureux comme un Danois » qui explique la réussite du Danemark en termes de bonheur, les Danois ont une grande confiance entre eux, mais surtout dans leurs institutions avec des niveaux de corruption très bas. Ce qui est un atout en ce qui concerne la gestion d’une crise comme le coronavirus, car il faut avoir suffisamment confiance en son gouvernement pour estimer qu’il a pris les bonnes décisions et donc de les respecter et se soumettre aux décisions sans devoir passer par la menace ou la punition (comme les amendes) pour faire respecter ses choix.



Toujours d’après Meik Wiking, dont j’ai ici traduit en Français son discours, ces informations sont également très utiles pour comprendre l'effet d’un sens de la communauté fort dans les moments difficiles. La pandémie mondiale de coronavirus COVID-19 présente de grands risques pour notre bien-être, en particulier en impactant notre santé et nos revenus. Des études antérieures sur les tremblements de terre, les inondations, les tempêtes, les tsunamis et même les crises économiques ont montré que les citoyens des sociétés où le niveau de confiance est élevé sont mieux équipés pour trouver des moyens coopératifs de travailler ensemble pour réparer les dégâts et reconstruire une vie meilleure. Cela a parfois conduit à une augmentation surprenante du bonheur à la suite de ce qui pourrait autrement sembler être des catastrophes majeures. L'explication la plus fréquente semble être que les gens sont agréablement surpris de voir l’entraide entre leurs voisins et les institutions travaillant ensemble pour s'entraider. Cela procure un sentiment d'appartenance et de fierté accru, qui peut parfois même être assez grand pour compenser les pertes matérielles, économiques. Mais là où le tissu social n'est pas suffisamment solide, les coûts d'une catastrophe peuvent augmenter.


Alors que nous sommes confrontés à ce défi mondial, il est crucial pour nous de nous entraider. Aider les personnes dans le besoin et offrir notre aide, a un grand impact à la fois pour la personne qui reçoit l'aide et pour celle qui la fournit. Comme le montre ce rapport, les communautés et les sociétés où les citoyens aident les personnes âgées à faire leurs courses, à s'occuper des enfants dont les parents ont besoin de travailler sont mieux placées pour traverser cette tempête. Même si le soutien social - comme le montre le rapport - est l'un des principaux facteurs de bonheur, il n'est pas nécessaire qu'il soit physique. Heureusement, le 21e siècle nous a permis d'obtenir des contacts sociaux par d'autres moyens. La distance sociale ne signifie pas l'isolement social. Au cours des prochains mois, il sera plus important que jamais de rejoindre ceux que nous aimons de toutes les manières possibles.


Bien que les médias sociaux puissent avoir des effets à la fois positifs et négatifs sur le bonheur personnel selon la façon dont ils sont utilisés en ces temps difficiles, ils peuvent être utilisés à bon escient. Les médias sociaux peuvent offrir des opportunités cruciales pour maintenir et renforcer les liens sociaux. Lorsqu'il est utilisé pour se connecter à nos grands-mères, nos grands-pères, notre famille ou nos amis via le chat vidéo ou des messages audio, les médias sociaux peuvent soutenir et même augmenter considérablement le bien-être.


Pour découvrir l’article original en anglais, cliquez ici.


Ce que j’aime dans la notion du bonheur qui me passionne depuis des années, c’est que le bonheur est autant personnel que collectif. Dans ces temps d’isolement et de tension, où la vie semble plus difficile à vivre, il y a toujours des aspects de la vie qui viennent équilibrer l’équation. J’en viens à vous partager une philosophie de vie qui m’accompagne quotidiennement et m’aide à être heureux. Rien n’est bien ni mal, la vie s’équilibre et s’ajuste comme elle là toujours fait. La notion de mal ou de bien est toujours le fruit d’une perception agréable ou désagréable selon notre propre perception, qui affecte par-là, nos habitudes, nos envies et désirs, nos émotions et sentiments, ainsi que nos pensées.

Autant cette période est critique et fait souffrir de nombreuses familles impactées par les pertes de proches, et plonge de nombreuses personnes dans la peur, autant qu’elle révèle des parties de nous, comme la générosité, l’entraide et la coopération. Elle met aux grands jours, l’effet de la chute de la pollution sur la faune et la flore, entre autres, l’eau de Venise est devenue bleu turquoise, les dauphins s’approchent des côtes en Sardaigne, ce qui sera des preuves tangibles de l’impact de la pollution sur l’environnement pour appuyer des projets environnementaux.


Personnellement, j’ai fait le choix de réguler à une heure par jour la possibilité de m’informer sur la situation et les enjeux qui en découlent pour garder un pied dans ma réalité perçue et prendre du temps pour faire du sport, lire, écrire ce que je mets souvent d’habitude après de nombreuses autres tâches.


« S’occuper des autres, c’est avant tout prendre soin de soi », affiche en titre l’une des pages du site internet du service public de santé Belge. Je dois vous avouer qu’avec ma chérie, nous prenons ce conseil à la lettre, nous n’avons jamais aussi bien cuisiné et mangé cette dernière semaine, en testant de nouvelles recettes et variant chaque repas. Nous savons que nous pouvons être heureux que si nous agissons sur les choses sur lesquelles nous avons du pouvoir. Puis cela nous aide à garder un bon état d’esprit et de pouvoir le partager quand c’est nécessaire.


Le confidemment nous offre aussi l’occasion d’être seule avec nous-mêmes, un espace hors des habitudes permettant de réveiller des passions d’enfance et notre créativité ou alors de mesurer nos propres difficultés à être seul avec nous-mêmes. Nous sommes inégaux dans la capacité à gérer notre solitude, le temps vide, la lenteur, ce qui est très éprouvant pour certains. Comme de nombres coach, j’ai adapté mes accompagnements par téléphone, ou visioconférence si vous souhaitez profiter de ce temps de confinement pour dépasser vos difficultés.

En conclusion,il n’existe pas de temps pour être heureux, ou de temps pour avoir peur. Le bonheur c’est entre autres cette capacité d’apprivoiser nos émotions et nos vécus pour en tirer le meilleur pour nous, pour notre famille et nos amis et la société.


PS: Je suis curieux de savoir comment vous vivez ce temps particulier qui bouleverse nos habitudes et nous plonge dans diverses émotions. Laissez-moi en commentaire votre expérience.

Sources :

Livre : « Heureux comme un Danois » Malene Rydahl,

Article : "A happiness report in the age of Corona" Meik Wiking, www.happinessrechearchinstitute.com

Site internet cité: https://www.health.belgium.be/fr/soccuper-des-autres-cest-dabord-prendre-soin-de-soi

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