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  • Florian

Et si mon corps avait plus d'importance que je ne l'imaginais...


Je me souviens enfant, je passais la plupart de mon temps à jouer. Mon corps bougeait dans tous les sens, pirouette par-ci, saut par-là. Je pouvais passer plusieurs heures à courir derrière un ballon ou simplement à faire le serpent en dessous de la table de la salle à manger, ou encore à sauter sur le divan. Une chose est sûre, dans ces moments-là, je me sentais dans une joie profonde, incarnée et vivante.

Aujourd’hui dans notre quotidien, ces jeux-là semblent parfois bien loin et cette profondeur du vivant également. Pourtant à 6 ans, nous avions déjà tout compris. Le sentiment d’être vivant n’est pas dans la tête, ni dans les projets, ni dans nos idéaux. Il se trouve dans notre corps quand il se fait ressentir. Avant de vous exprimer les explications scientifiques de mes propos, si je regarde de manière objective ma vie actuelle comparée à mon enfance, je remarque que je passe la plupart du temps assis (devant l’ordinateur, à papoter, à manger) ou alors à des tâches qui contraignent mon corps (porter des sacs, nettoyage, bricolage…).


Dans tous les cas, rares sont les moments où je fais le serpent sous la table. À moins qu'une nouvelle combinaison nettoyante à enfiler ne voie le jour. Je me permettrais alors de faire le ménage en me dandinant sur le sol. Rien que d’y penser, un sourire s’affiche sur mon visage avec des pensées qui me viennent « Ça serait vraiment fun avec de la musique... ».


En attendant la création de cette invention, je vais vous parler de notre corps et de son influence sur notre tête. Que se passe-t-il dans mon corps quand je bouge ? Comment influence-t-il mon mental ? Et comment faire pour le mettre au service de mon bonheur ?


Commençons par le sport, que ce soit la course à pied, une heure de natation ou un bon match de badminton avec des amis, les effets sont là. L’activité physique permet la sécrétion d’hormones comme l’endorphine ou la dopamine. Cette sécrétion (production d’hormones) n’a pas lieu n’importe où, elle se fait au coeur même de notre tête (l’hypophyse, l’hypothalamus). L’endorphine agit sur la peau, l’intestin, le cœur et le cerveau lui-même. La dopamine favorise la mémoire, la motivation, l’humeur. Ici, ce qu’il est intéressant de retenir, c’est l’influence de notre corps sur notre tête. En agissant sur mon corps par le sport, j’agis directement sur mon cerveau, son fonctionnement et les pensées qui en découlent.


Autre exemple, l’influence qu'a ma respiration sur mon mental. Quand je ralentis le rythme de ma respiration, juste en posant l’intention de respirer doucement, celle-ci va ralentir l’activité de ses partenaires dans le corps, c’est-à-dire le cœur et le cerveau. Le rythme cardiaque ralentit et les pensées sont plus stables, elles se fixent plus longtemps dans le champ de mon attention et mon esprit est plus serein. L’inverse est vrai, penser à des moments doux de sa vie qui nous procure un léger plaisir ou sentiment de satisfaction ralentit notre rythme cardiaque et notre rythme respiratoire.


Finalement, je rejoins certains chercheurs comme Christophe André et des philosophes comme Spinoza. Nous pouvons considérer le corps et le mental presque comme une même chose sous une substance différente tellement la relation est étroite entre les deux. Leurs interactions et leurs rétroactions l’un sur l’autre font qu’en agissant sur l’un, nous agissons sur l’autre.


Antonio Damasio, chercheur en neuroscience partage dans l’un de ses ouvrages*, que notre capacité à nous concentrer, c’est-à-dire à canaliser notre attention, repose sur cette relation psychomotrice entre notre tête et notre corps.

Pour le meilleur et pour le pire !


Ce lien étroit d’interaction entre mes pensées et mon corps est vrai dans les bons moments comme dans les pires. Si mon corps souffre que ce soit de courbatures, douleurs chroniques, ou autres, les douleurs physiques favorisent l’apparition de pensées dites négatives comme pour exemple «la vie est dure»,ou encore « vivement la retraite », et l’inverse est vrai, penser à un problème non résolu qui ne trouve pas de solution dans la vie vous créera un sentiment corporel désagréable, un mal de ventre, une fatigue insurmontable, un cancer...


Sans en arriver au pire, vous comprenez mieux comment l’interaction (ou la relation) s’opère entre ce cerveau et ce corps.


Alors à vous de JOUER, cette fois pour le meilleur !

Si vous avez tendance à oublier votre corps et la place importante qu’il a dans votre capacité à vous épanouir, alors c’est le moment de renouer avec le plaisir de bouger (comme un enfant !).


Choisissez une activité que vous aimez,

Danse, marche, gym, natation, vélo, yoga, etc. L’important c’est que vous trouviez cette activité comme pouvant être bénéfique pour vous et que vous ayez suffisamment de motivation pour commencer.




Inscrivez-vous dans un club, partagez cette activité avec un ami, ou faites-vous coacher.

L’autodiscipline est loin d’être facile, surtout quand ça fait un moment que l’on est inactif. Il y a souvent des excuses qui viennent nous permettre d’échapper à ce qui raisonnablement nous ferait plus de bien. Celle que je maîtrise le mieux « Pas maintenant, je dois avancer dans mon boulot ! », comme si, au regard de toute une vie, mon boulot était plus important que mon bien-être.


"J’ai déjà essayé, ça n’a pas marché."

Oublie l’excuse que dans le passé, ça n’a pas fonctionné. Nous avons tous déjà entrepris quelque chose qui n’a pas duré. Concentre-toi sur le moment présent, qu’est-ce qui est important que je fasse maintenant pour me sentir mieux dans mon corps ?

Je partageais aux participants de mon atelier « Germes de bonheur » de début septembre qu’il ne faut pas forcément faire beaucoup d’activité physique pour changer son état corporel et ainsi se sentir mieux mentalement. L’exemple concret est que lorsque je me sens agité mentalement, mon corps est généralement agité lui aussi. Il bouge, remue, ne reste pas sur une chaise. Dans ces moments-là, je me secoue, comme si j’étais une machine à laver qui tournait à plein régime. Au bout d’un certain temps, l’énergie emmagasinée dans mon corps, par mon agitation mentale, peut enfin sortir et mon corps se calme tout comme le "flow" de mes pensées qui suit ce courant apaisant.



En conclusion, prends le temps, à la lecture de cet article, de mesurer la place de ton corps dans ta vie. Dans le cas où tu ressens une légère tristesse, ce n'est pas de grave. Appuie-toi sur ce sentiment pour faire grandir l’élan dans ta vie, de mettre ton corps un peu plus au centre de ta vie et de prendre davantage soin de lui. Plus tu seras proche de tes ressentis, plus tu te sentiras vivant.


Merci de ta lecture,

partage-moi tes réactions sur cet article juste en-dessous !


Florian


*Ouvrage.

- Erreur de Descartes, la raison des émotions par Antonio Damasio.






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